
Si un jour, mon corps s’épuise
Et que mon regard s’éteint,
Si le rythme de mon cœur s’enlise
Tel le balancier de l’horloge qu’on retient,
Si enfin mon dernier souffle s’évanouit...
Mes amours, mes amis ne pleurez pas :
La mort n’est pas la fin, ni le trépas
Ni le néant comme tant vous l’ont dit !
Vous ne pleurez pas de la nature l’hivernal sommeil
Car vous savez que renaîtra le printemps,
Ni la disparition des fleurs et des plants
Qui du grain re-germeront au premier soleil….
La mort aussi n’est qu’un passage
Vers la Vie et l’Amour absolu
La mort physique n’est que mirage
Qui cache l’éclosion de l’âme à nu …
Soyez dans la paix, au contraire
Comme après l’épreuve d’une naissance
Car si mon corps usé retourne à la terre,
Mon âme, ma personne, ma présence
Sont désormais éternellement vivants
Et près de chacun encore plus intimement.
C’est de votre amour que je vis
C’est en votre affection que j’existe
Et dans votre esprit que mon âme subsiste
L’amour est invisible et pourtant il envahit
Il est impalpable et pourtant si tangible
La séparation n’existe plus dans le monde du sensible !
Enfants d’Eternité, enfants d’Amour,
Grâce à vous, je vivrai pour toujours,
Soyez donc sereins, car si je meurs un jour,
Ce serait que je n’ai plus d’amour ! ….
Odile
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