lundi 18 juin 2007

Si je meurs un jour...




Si un jour, mon corps s’épuise

Et que mon regard s’éteint,

Si le rythme de mon cœur s’enlise

Tel le balancier de l’horloge qu’on retient,


Si enfin mon dernier souffle s’évanouit...

Mes amours, mes amis ne pleurez pas :

La mort n’est pas la fin, ni le trépas

Ni le néant comme tant vous l’ont dit !


Vous ne pleurez pas de la nature l’hivernal sommeil

Car vous savez que renaîtra le printemps,

Ni la disparition des fleurs et des plants

Qui du grain re-germeront au premier soleil….


La mort aussi n’est qu’un passage

Vers la Vie et l’Amour absolu

La mort physique n’est que mirage

Qui cache l’éclosion de l’âme à nu …


Soyez dans la paix, au contraire

Comme après l’épreuve d’une naissance

Car si mon corps usé retourne à la terre,

Mon âme, ma personne, ma présence

Sont désormais éternellement vivants

Et près de chacun encore plus intimement.


C’est de votre amour que je vis

C’est en votre affection que j’existe

Et dans votre esprit que mon âme subsiste

L’amour est invisible et pourtant il envahit

Il est impalpable et pourtant si tangible

La séparation n’existe plus dans le monde du sensible !


Enfants d’Eternité, enfants d’Amour,

Grâce à vous, je vivrai pour toujours,

Soyez donc sereins, car si je meurs un jour,

Ce serait que je n’ai plus d’amour ! ….


Odile

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