Assise sur mon petit banc,
Le regard vers d’autres gens,
Je les vois, à chaque instant
Aller et venir avec élan.
Ils ne savent pas quelle chance ils ont
De pouvoir se servir de leurs corps
Dont ils usent sans aucun effort
Sans même savoir quel est ce don !
J’étais comme eux, il n’y a pas longtemps
Multipliant les divers allers-retours,
Prolongeant sans cesse les grands parcours
Croyant éternel ces simples mouvements.
Mais rien ne dure, ni la vie, ni notre corps ;
L’instant est un rêve qui nous est prêté.
Demain, pourrons nous sur les routes asphaltées
Courir ou du moins marcher, encore et encore ?
Le regard fixé sur leurs jambes qui se délient,
Je les envie, jeunes et vieux, de marcher là bas,
Alors que chacun de mes pas est devenu un combat
Qui me ramène chaque jour plus tôt vers mon lit !
Je n’ai pas encore l’âge d’être une grand-mère,
Moi, la maman de deux charmants enfants ;
Mais mon corps et mon cerveau sont en guerre
Et je suis l’otage de leur cruel duel de titans !
Assise sur mon petit banc
Le cœur collé contre vos vies
Je vous regarde avec envie
Passer tout prêts, indifférents !
Faby, le 11 juin 2007
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1 commentaire:
Moi mon bonheur du jour c'est ...
Te faire chier ET APRES TE CONSOLER AVEC UN CALIN ET UN GROS BISOUS TOUT BAVEUX
AHAHAHAH
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